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Analyses Footballistiques

Bilan arbitrage FCN à la mi-saison 2012-2013

Publié le 31 Décembre 2012 par

 

Préambule : les non-initiés à ce genre de travail doivent garder une chose primordiale en mémoire. Quand on parle de faits de jeu dus aux erreurs d’arbitrage, il ne s’agit pas de les mettre au même niveau que les faits de jeu dus aux joueurs (expulsions méritées, blessures, occasions manquées).

Dans le 1er cas, ces faits ne devraient pas exister dans le sport. Alors oui l’erreur est humaine. Mais certaines pourraient être évitées (vidéo ou non) et quand on voit que les instances ne font rien pour arrêter la mascarade et bien pendant que la masse ferme les yeux à cause de la routine, certains n’oublient pas le préjudice causé.

Dans le 2ème cas, ces faits font vraiment partie du jeu. Les blessures, les cartons, les occasions manquées appartiennent au monde du sport, le vrai.

Il n’est pas normal de réprimander davantage un joueur qui manque une occasion que l’on considère personnellement comme immanquable (jugement très subjectif) et de ne rien dire quand un arbitrage très litigieux change complètement un scénario de match. Malheureusement la plupart des journalistes sont conditionnés. Ils disposent d’une sorte de filtre interne qui les rend insensibles aux erreurs d’arbitrage. Ceux qui ont pris le temps de lire les articles dans la presse ou sur internet après les matchs du FCN contre Monaco, Auxerre, Arles, Ajaccio, Sedan, Istres, Guingamp et Niort ont été choqués de voir qu’il y a de quoi se demander si ces journalistes sont réellement attentifs quand ils regardent le match en tribunes ou devant un poste de télévision.

Dans ce qui suit, tout ce qui est écrit est avéré. Et pourtant ceux qui n’ont pas pris le temps d’analyser les matchs façon « anonymous » ont déjà pratiquement tout oublié. Si je résume ce que le supporter du FCN « classique » pense de l’arbitrage à la mi-saison, il va me dire qu’il est plutôt favorable. Il va me dire que l’arbitrage a aidé le FCN à Monaco et à Auxerre. Soit. Au tour des Anonymous de compléter cette analyse qui, je vous le dis à l’avance, est légère devant tout ce qui s’est passé depuis le mois d’Août. On ne s’ennuie jamais quand on est supporters du FCN !

Commençons avec un rappel concernant les arbitrés désignés pour les matchs du FCN à la mi-saison 2012-2013 :

Arbitres

Saison 2012-2013

Fédéral

Nombre de matchs FCN

Résultats

Nombre de matchs en Ligue 2

Nombre de matchs en Ligue 1

Schneider

F2

2

2 N

10

0

Lavis (Falcone)

F2

1

1 N

9

0

Chaoui

F2

1

1 V

9

0

Perreau Niel

F2

1

1 V

8

0

Desiage

F2

1

1 V

9

0

Julien

F2

1

1 D

7

0

Falcone

F2

1

1 N

7

0

Bastien

F1

1

1 N

1

9

Chapron

F1

1

1 V

2

9

Bien

F1

1

1 D

2

9

Jochem

F2

1

1 V

7

0

Delerue

F1

2

2 V

4

9

Gautier

F1

1

1 V

2

9

Millot

F1

1

1 V

2

9

Moreira

F1

1

1 N

1

8

Leonard

F2

1

1 V

9

0

Turpin

F1

1

1 N

1

10

En 19 matchs de Ligue 2, le FCN a été arbitré 9 fois par un arbitre fédéral 1.

Matchs

Diffuseur

Arbitrage contestable

Scénario du match affecté

Dommages collatéraux

Nombre de points potentiellement perdus/gagnés

Istres (D)

Multiplex BeIn

oui

oui

Egalisation Istres 90ème

 

2 (perdus)

Victoire plus que probable

 

Nîmes (E)

BeIn

non

non

 

 

Laval (D)

Multiplex BeIn

non

non

 

 

Tours (E)

Multiplex BeIn

non

non

 

 

Le Mans (D)

Eurosport

non

non

 

 

Arles (E)

Multiplex BeIn

oui

oui

Pénalty pour le FCN non sifflé à 0-0.

Faute arlésienne au début de l’action qui amène au 2ème but

 

1 (perdu)

Au minimum

Guingamp (D)

Eurosport

oui

oui

But guingampais non valable

2 (perdus)

Le Havre (E)

Multiplex BeIn

non

non

 

 

Lens (D)

BeIn

non

non

 

 

Ajaccio (E)

Multiplex BeIn

oui

oui

2 premiers buts ajacciens non valables

1 (perdu)

Nul envisageable

Dijon (D)

Eurosport

non

non

 

 

Monaco (E)

BeIn

oui

oui

En 1ère mi-temps : un but refusé injustement pour Monaco. Pénalty non sifflé pour Monaco (main de Cissokho).

1er but de Djordjevic en position de hors-jeu.

 

3 (gagnés)

Défaite envisageable

Angers (D)

BeIn

non

non

 

 

Châteauroux (D)

 

oui

non

Anti-jeu castelroussain flagrant non sanctionné à partir de la 50ème min.

But refusé de Veretout (débat)

 

Auxerre (E)

BeIn

oui

oui

Pénalty non sifflé pour Auxerre à 0-0.

Plusieurs attaques et faces-à-faces nantais stoppés pour des hors-jeux imaginaires.

Arbitrage type F1. Anti-jeu auxerrois récompensé.

 

2 (gagnés)

Match nul envisageable

 

Sinon 3 (gagnés)

défaite

Niort (D)

Multiplex BeIn

oui

oui

Non-expulsion de Glombard à la 43ème min (faute sur Djordjevic). Anti-jeu niortais non sanctionné tout le match. Expulsion de Djordjevic

 

Clermont (E)

Eurosport

non

non

 

 

Caen (D)

BeIn

non

non

 

 

Sedan (E)

Eurosport

oui

oui

Au retour des vestiaires en l’espace de 10 minutes : le gardien de Sedan prend le ballon en dehors de sa surface devant Djordjevic (dernier défenseur), pénalty non sifflé sur un fauchage dans la surface sur Djordjevic, action dangereuse pour le FCN stoppée (avantage non laissé)

 

2 (perdus)

Le FCN pouvait tuer le match dès le retour des vestiaires

En 19 matchs de Ligue 2, le FCN a été diffusé 7 fois lors du multiplex de BeIn (souvent match directeur), 7 fois sur BeIn comme match décalé au samedi 14h, 5 fois sur Eurosport.

Sur 19 matchs, 8 matchs ont été entachés d’erreurs majeures d’arbitrage.

Il est difficile de quantifier le nombre de points réellement perdus/gagnés quand l’arbitrage influence le scénario du match. C’est pourquoi la dernière colonne est à prendre avec du recul et le calcul n’est qu’à titre indicatif. On ne peut donc employer que les termes « favorable », « défavorable » ou encore « neutre ».

A la lecture du tableau, on peut utiliser l’adjectif « défavorable » pour caractériser l’ensemble de la 1ère partie de saison. Le FCN a incontestablement été « aidé » à Monaco et à Auxerre mais il a été clairement lésé à Arles, Ajaccio, Sedan et contre Istres, Guingamp et Niort.

Avec un arbitrage « neutre », il est fort probable que le FCN s’incline à Monaco et peut être à Auxerre. En revanche, il peut clairement prétendre espérer mieux sur les 6 autres rencontres mentionnées.

Le résumé de chaque match en matière de faits de jeu avec leurs preuves sera détaillé dans un prochain article.

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Bilan mi-saison 2012-2013 : buts et répartition

Publié le 30 Décembre 2012 par

 

Matchs

Nombre de buts marqués

Nombre de buts sur CPA*

Coup franc

Corner

Pénalty

Istres (D)

1

0

0

0

0

Nîmes (E)

0

0

0

0

0

Laval (D)

3

0

0

0

0

Tours (E)

2

1

0

1

0

Le Mans (D)

2

1

0

1

0

Arles (E)

1

1

0

0

1

Guingamp (D)

1

0

0

0

0

Le Havre (E)

1

1

1

0

0

Lens (D)

4

1

0

1

0

Ajaccio (E)

1

1

0

1

0

Dijon (D)

2

1

0

0

1

Monaco (E)

2

1

1

0

0

Angers (D)

1

0

0

0

0

Châteauroux (D)

1

0

0

0

0

Auxerre (E)

2

0

0

0

0

Niort (D)

0

0

0

0

0

Clermont (E)

1

1

0

1

0

Caen (D)

2

2

2

0

0

Sedan (E)

0

0

0

0

0

Total

27

11

4

5

2

*CPA : coup de pied arrêté

Au total 11 buts sur 27 ont été marqués sur CPA, soit 41%. Ce chiffre est bien en deçà des statistiques énoncées par des joueurs adverses pour parler de l'efficacité du FCN sur les phases arrêtées. Ainsi lors du match FCN-Caen (18ème journée), Mathieu Duhamel aborda le sujet en expliquant les 2 buts encaissés sur CPA par son équipe comme "prévisibles car nous savions que le FCN marquait beaucoup sur phase arrêtée, 80% de leurs buts sont sur CPA". Ah les idées reçues...

A l'extérieur, le FCN a marqué 10 buts dont 6 sur CPA, ce qui correspond à 60%. Nous sommes bien loin des "plus de 80% de buts marqués sur CPA" comme le prétendit Régis Brouard, entraîneur de Clermont, en conférence d'après-match (Clermont-FCN, 17ème journée).

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Ismaël Keita sanctionné de 6 matchs...oui et alors ?

Publié le 30 Décembre 2012 par

 

A travers le titre de cet article, je cherche à montrer toute l’impuissance des clubs comme le FC Nantes à essayer de comprendre si la sévérité d’une sanction infligée par la commission de discipline de la Ligue ou de la FFF (connue pour sa plus grande sévérité dixit Bruno Derrien) est légitime.

Cela fait plusieurs fois que le FCN se présente devant ces commissions pour défendre des cas qui sortent de l’ordinaire, si j’ose dire, et à chaque fois c’est pareil. Le club en ressort avec une sanction burlesque qu’il ne peut même pas contester en faisant appel car on le menace d’augmenter la sévérité de la sanction lors de l’appel. Si j’étais juriste et compétent dans le domaine, je me pencherais sur cette histoire de sanction plus sévère quand l’appel est demandé. Quand on y pense ce n’est pas très logique dans le foot.

Je repense au cas de la suspension de N’Goyi lors de la saison 2011-2012. Il avait été sanctionné de 10 matchs de suspension pour avoir blessé gravement un troyen. J’ai souvenir d’autres joueurs qui ont été sanctionnés dans une moindre mesure pour le même résultat. Par exemple en 2008, Wendel (Bordeaux) avait blessé Abdoun (FCN) aux ligaments croisés, 6 mois d’arrêt pour Abdoun, Wendel n’a même pas été sanctionné durant le match ni après. Pour revenir à N’Goyi, le FCN a voulu faire appel de la sanction qu’il trouvait démesuré. Et bien juste après avoir appris la décision de la commission, le club a appris « en OFF » que s’il faisait appel, il y avait des risques que la sanction grimpe à 13 matchs ! Qu’on m’explique comment est-ce possible de sanctionner davantage un joueur alors que le préjudice est terminé. Il a blessé le joueur troyen. 10 matchs de suspension sont imposés au joueur. La justice dans ce monde permet de faire appel d’un jugement qu’on conteste. Quand le club veut faire appel, il est loin de s’imaginer que le joueur peut prendre davantage. Sur quel principe se base la commission pour pouvoir augmenter les sanctions en cas d’appel ? Est-ce pour décourager les clubs de faire appel ? C’est complètement illégal. Si un club fait appel et que la sanction est maintenue cela suffit déjà et c’est cohérent.

Ce qui est bizarre, c’est de voir que lorsque l’on sanctionne un joueur d’une équipe huppée, si le club fait appel, on n’entend jamais parler de sanctions plus sévères. Quand Wayne Rooney fait appel des 3 matchs de suspension à la suite de son « essuyage » de crampons volontaire sur le corps d’un joueur monténégrin à terre, on ne le menace pas d’en prendre plus de 3. Pour la petite histoire sa sanction sera même diminuée. L’Angleterre arrivera à faire témoigner le monténégrin en faveur de Rooney et la sanction diminuera à 2 matchs. Il a pu ainsi jouer le dernier match de poules de l’Euro 2012 alors qu’il aurait dû participer à partir des quarts de finale.

Revenons à notre cher Keita qui prend donc 6 matchs. Rappel du contexte : match de CFA 2, Le FCN mène 2 à 0 face à Avoine et il reste 2 minutes à jouer dans le temps réglementaire quand un fait de jeu loufoque se produit. Voici les faits comme ils seront relatés par la presse et le joueur lui-même. Nantes vient de marquer le 2ème but à la 88ème minute. Un joueur adverse vient voir l’arbitre et lui rapporte qu’Ismaël Keita profère des insultes racistes envers lui. Nous ne savons pas si l’arbitre a entendu lui-même ces propos ou bien s’il croit le joueur sur parole mais toujours est-il qu’il expulse le joueur. Keita tente de se défendre car pour lui les soi disant insultes qu’il a entendues sont dirigées vers une seule personne : Saad Trabelsi, coéquipier de Keita et auteur du 2ème but nantais. Les deux joueurs sont connus pour se chambrer « étrangement ». Des supporters nantais rapportent en effet qu’ils ont créé un petit jeu entre eux. Keita chambre Trabelsi sur ses origines en le traitant de « sale arabe » par exemple. Et Trabelsi lui répond à base de « sale nègre ». Alors oui ce jeu est d’une débilité totale je n’ai même pas envie de comprendre comment on peut aimer chambrer un partenaire en le traitant de sale arabe ou de sale nègre. Même pour rire. Maintenant, si Keita et Trabelsi disent vrai, cela veut dire que l’arbitre s’est trompé. Les insultes n’étaient pas destinées à un joueur adverse. Le carton rouge est injustifié. Les 6 matchs de suspension sont déjà très lourds pour ce genre de faits mais la FFF a l’air de s’amuser à donner des sanctions qu’elle qualifie d’exemplaires alors que l’on peut les qualifier de complètement démesurées et inappropriées. Il est légitime qu’à froid le club fasse appel. Et là encore, le club a été menacé. On l’a menacé que la sanction de Keita pourrait être aggravée. Là encore il y a de quoi crier au scandale. Les textes de la FFF qui permettent d’augmenter les sanctions après appel n’ont aucune logique. L’acharnement est possible.

Comme les clubs doivent payer cher ces batailles juridiques (avocat etc..), ils jettent souvent l’éponge. La seule chose qu’il reste est d’aller clamer son innocence devant les médias. Ainsi Keita a parlé dans les médias (interview sur Kop West) et a confirmé qu’en aucun cas les propos qu’il a tenus sur le terrain étaient destinés à un adversaire. A 2-0 et à quelques minutes de la fin du match on peut trouver cela étrange que ce joueur s’en prenne à un adversaire alors que la victoire est assurée. On pourrait penser que cela serait plutôt le joueur d’Avoine qui pourrait être frustré de la défaite et qui pourrait avoir ce genre de comportement. Bref, rien n’est logique dans cette histoire. Keita clame son innocence et il prend quand même 6 matchs. Donc on ne l’a pas cru. Donc c’est un menteur. Donc le club doit le punir d’être un menteur ? Là aussi on a peu d’infos. Le club soutient son joueur donc il croit en son récit. Le FCN ne l’a pas sanctionné financièrement, il a même essayé de faire appel.     

Encore une affaire où l’on ne saura pas la vérité. Encore une affaire où un arbitre est impliqué et où on lui donne raison sans contre-enquête. Face à un joueur, c’est toujours l’arbitre qui a raison. Raccourci trop facile. Je me demande par exemple qui a su la fin de l’histoire de l’affaire Chafni. Au cours d’un match de Ligue 1 avec Auxerre, il aurait subi des insultes racistes venant de l’arbitre assistant et en répondant il a été expulsé. Il a été suspendu à cause de son carton rouge, il devait y avoir une enquête pour écouter les enregistrements et savoir si l’arbitre assistant avait tenu des propos racistes envers le joueur. Comme par hasard, les enregistrements n’avaient pas fonctionné et il n’y avait aucun moyen de connaître le contenu des échanges entre Chafni et l’arbitre assistant. C’est magique ! Et en plus on adore faire traîner ce genre d’affaires très graves pour que les amateurs de football les oublient et passent à autre chose. Le temps permet une manipulation plus aisée. Combien de supporters se rappelleront de toutes ces histoires, qui discréditent le football, dans quelques années ? Très peu. Cela permet aux protagonistes de ce sport de continuer de faire croire aux supporters que ce sport est « clean », sans histoire et qu’il reste populaire aux yeux de tous. Si on prenait le temps de s’arrêter et de demander des explications sur tous les faits qui salissent ce sport, on verrait qu’il est loin d’être « clean ». Le système continue de protéger des arbitres dépassés par les événements. On voit bien à tous les matchs qu’ils se trompent très souvent et que les joueurs ne sont pas tous des tricheurs, surtout au FCN où la naïveté est reine et où l’antijeu est pratiquement inexistant.

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16ème journée de Ligue 2 : FC Nantes-Niort décortiqué façon Anonymous

Publié le 20 Décembre 2012 par

 

Il y a ceux qui résument le match de Nantes contre Niort à 2 faits : la pire prestation des canaris depuis le début de la saison et l’expulsion de Djordjevic et il y a ceux qui résument ce match à 3 faits. Sur ces 3 faits, 2 sont en commun avec la 1ère analyse. Toute la différence vient dans la prise en compte du 3ème fait.

Le 3ème fait met clairement en avant que l’arbitre a envenimé la rencontre en prenant des décisions contestables. Une même action ne recevait pas le même traitement suivant l’équipe qui la faisait. Il n’a également pas appliqué les lois de l’arbitrage sur des actions-clés.

Et là je vais mettre en avant un fait de jeu qui se déroule à un moment important du match, c'est-à-dire quelques minutes avant la mi-temps.

Le FCN part en contre, Filip Djordjevic a le ballon et un joueur niortais fait une grosse faute d’anti-jeu pour bloquer sa course. Ceux qui ont vu les images du match ont déjà la confirmation que le joueur niortais impliqué dans l’anti-jeu est Glombard, l’ancien nantais. On sait aussi qu’il a déjà pris un carton jaune dans ce match pour une simulation grotesque afin d’obtenir un pénalty.

Cette action d’anti-jeu mérite un carton jaune tout simplement. Et ce n’est pas ma petite personne qui le pense dans mon coin mais aussi les journalistes et consultants qui ont couvert ce match.

Ainsi, ceux qui ont écouté France Bleu Loire Océan pendant le live ont entendu Cédric Lang-Roth (journaliste FBLO) et le consultant de la radio pour les matchs du FCN, Olivier Quint, demander le carton jaune et ne pas comprendre pourquoi M. Moreira n’appliquait pas la règle. De plus, cet arbitre avait distribué auparavant un carton jaune à Lafourcade pour une main volontaire mais qui avait moins d’incident que la faute grossière de Glombard (toujours dixit Olivier Quint). Ce dernier est donc surpris de voir que Glombard n’est pas logiquement expulsé.

Sachant qu’un seul avis pris en compte est toujours difficile à imposer et bien je suis allé écouter le podcast de ce match sur la radio « Sun Radio » qui retransmet également les matchs à domicile du FCN. Ils sont commentés par Thomas Doucet, consultant pour Sun Radio et correspondant local à Ouest France. Il est accompagné par Sébastien Denis, arbitre consultant. Sur le podcast correspondant au match, date du 30 novembre 2011, (http://www.lesonunique.com/audio/user/3094), nous pouvons entendre en direct l’action en question, commentée à partir de 26’50 d’audio.

Quelle frustration d’avoir le privilège de demander l’avis à un arbitre consultant qui donne des arguments favorables au carton jaune mais qui conclut que M. Moreira a pris la bonne décision en ne le donnant pas. Complètement illogique. Il parle d’engagement excessif, que cela pouvait être sanctionné d’un avertissement. Alors bien sûr que cela ne mérite pas de carton rouge puisque Glombard n’est pas le dernier défenseur et que le « déplacement est latéral », bien sûr qu’on peut rire quand Thomas Doucet parle d’une occasion de but anéantie. Mais la règle n’est pas appliquée, le carton jaune devait être sorti. En 2ème mi-temps, Cichero commettra la même faute d’anti-jeu (il anéantira une contre-attaque en n’étant pas le dernier défenseur) et il sera sanctionné d’un carton jaune.

Je peux rajouter dans cette liste de commentateurs qui se souviennent de cette faute Anthony Marsais de la radio « Radio Côte d’Amour ». Il commentait le match en direct et se souvient d’un « anti-jeu grossier » (je cite ses propos) d’un niortais juste avant la mi-temps et proche de la ligne de touche.

En conclusion, grâce aux images de BeIn et aux commentaires des journalistes et consultants de FBLO, Radio Sun et Radio Côte d’Amour, la faute d’anti-jeu de Glombard ne peut être minimisée ou ignorée à froid.

A partir de là, la conclusion n’est pas de s’en prendre à l’arbitre. Cela serait trop superficiel. Cela fait des années que nous avons affaire à ce genre d’incohérence dans un même match et les gens ne s’en prennent qu’à l’arbitre. Et au final cela n’aboutit à rien. Ce qu’il faut absolument mettre en avant à chaque fois, c’est le fait que le match en lui-même est faussé. Si on le rejoue en appliquant les règles de l’arbitrage, il y a de grandes chances que la 2ème mi-temps soit complètement différente.

Imaginons que l’arbitre expulse Glombard avant la mi-temps, nous nous retrouvons avec une équipe de Niort qui doit complètement revoir son schéma de jeu. Elle maîtrisait largement la 1ère mi-temps à 11 en jouant crânement sa chance. Niort méritait même de mener sans un excellent Rémy Riou. Mais en rentrant aux vestiaires à 10, l’entraîneur de Niort ne peut se permettre de dire aux joueurs « continuez comme cela ». En France, une équipe qui joue à 10 à l’extérieur ferme le jeu et reste derrière. Niort ne faisait pas cela en 1ère mi-temps. En 2ème mi-temps, il semble assez logique de dire que Niort va laisser le ballon au FCN et se contenter de défendre. Ce n’est pas du tout ce qu’on a vu en 2ème mi-temps avec Niort à 11.

Concernant les joueurs du FCN, le fait de jouer à 11 contre 10 change la mentalité. A la mi-temps, les consignes de MDZ ne sont pas les mêmes qu’à 11 contre 11. Les joueurs savent qu’ils peuvent faire craquer Niort à 10. Ils seraient revenus avec de meilleures intentions. Par contre, on ne saura jamais si cela aurait influencé le niveau de jeu des joueurs. La maladresse de la 1ère mi-temps n’a aucune raison de disparaître.

Concernant Filip Djordjevic, l’infériorité numérique de Niort aurait pu changer sa mentalité et éviter le débordement de fin de match et donc son expulsion. En effet, sa position dans le dispositif du FCN lui fait tenir un rôle ingrat : il est seul devant et il prend des coups. Certains de ces coups ne sont pas à réprimander mais d’autres oui et restent en plus impunis. Ceux qui ont suivi les dernières saisons du FCN savent qu’il subit des fautes grossières rarement sanctionnées car il ne fait pas partie de ces joueurs qui en rajoutent ou qui prennent le ballon dans leur main en tombant pour forcer l’arbitre à siffler (attitude autorisée en Ligue 1 depuis des années…). Et si on regarde le début de saison, il a déjà subi de belles injustices. Pour cela je vous renvoie aux articles sur les résumés des matchs contre Arles-Avignon et Guingamp.

Un attaquant qui est maltraité et qui voit les fautifs rester impunis a de quoi « péter » un câble quand les faits s’accumulent. Contre Niort, Glombard fait une faute gratuite sur un nantais qui part en contre-attaque. C’est Filip Djordjevic la victime. Si l’arbitre fait son travail en appliquant la règle, il expulse donc le niortais juste avant la mi-temps. Le FCN se retrouve à jouer 45 minutes à 11 contre 10 grâce à Djordjevic. Le joueur voit sa présence récompenser malgré une 1ère mi-temps décevante. Il rentre aux vestiaires en se disant qu’il a mal joué mais que Nantes est en supériorité numérique grâce à lui. On ne pourra jamais dire si sa prestation en 2ème mi-temps se serait améliorée à 11 contre 10 mais je pense qu’il y a de grandes chances qu’il soit moins à cran durant la 2ème mi-temps. Avec Glombard qui reste sur le terrain, cela stigmatise le fait que les niortais peuvent faire ce qu’ils veulent sur le plan de l’anti-jeu, ils ne seront pas punis quand cela s’impose et que cela peut changer la face du match. Avec Glombard expulsé, une certaine justice aurait été rendue et Filip n’avait aucune raison de s’emporter sur les contacts suivants.

Djordjevic a souvent subi ce genre de traitement dans les matchs sans pour autant s’en prendre à l’arbitre comme il l’a fait. On peut supposer que ce vendredi 30 novembre, tout allait de travers dans le jeu et que son énervement a été catalysé par le fait qu’il ne se sentait pas protégé par l’arbitre. Sa réaction est à rapprocher avec celle de Bagayoko en janvier 2009 lors de son expulsion à Monaco (victoire 2-1). Il était énervé de voir qu’Adriano (ASM) avait envie ce soir là de casser du canari faute de jouer au foot. Un nantais était déjà sorti sur civière et une minerve, Bagayoko avait sûrement eu peur d’être la prochaine victime. M. Poulat n’avait lui non plus pas assumé son rôle d’arbitre protecteur de joueurs malgré le tacle par derrière d’Adriano sur Mamadou. La suite on la connaît. Bagayoko « dispute » M. Poulat qui lui met donc un carton jaune pour ses mots durs. Bagayoko trouve cela injuste et bouscule M. Poulat d’un coup de torse, c’est l’expulsion. Il prendra 6 semaines de suspension. Je recommande à tous le résumé de ce match disponible sur Dailymotion et je vous encourage à écouter la détresse des commentateurs devant l’injustice que vient de subir Bagayoko.

Pour finir sur ce fait de jeu, la conclusion n’est pas de dire que mon scénario proposé serait celui de la 2ème mi-temps avec Niort à 10. Il s’agit de voir que ce genre de fait que le monde du football continue de minimiser « truque » un match. Et ce genre de fait se produit à presque tous les matchs. La majorité des matchs sont faussés. On pourrait les rejouer on aurait à chaque fois un score différent. Est-ce normal ? Non. Ce n’est plus du sport si la décision du corps arbitral décide involontairement du score final.

Sur cette action la vidéo est inutile puisque la faute a été sifflée. Ce qu’on attend donc des arbitres et de l’ensemble du monde du football (joueurs, entraîneurs, présidents, arbitres, journalistes et supporters), c’est de mettre en avant les choses qui discréditent ce sport. Il faut arrêter l’omerta sur ces faits. Il faut arrêter de sortir à chaque fois que les arbitres sont humains et commettent des erreurs sachant qu’ils ne s’excusent pratiquement jamais de leurs erreurs. Ils ne s’excusent pas car le monde du football les protège. Le fait de jeu de la 43ème minute contre Niort est loin d’être négligeable car une expulsion change très souvent le scénario d’un match et pourtant combien de journalistes ou de supporters m’ont répondu « arrêtez de vous cacher derrière l’arbitre » ou bien « on ne refera pas le match » ? Pratiquement tous. Et combien ont pensé à rapprocher cette faute de Glombard à celle de Cichero en 2ème mi-temps ? Aucun. Pour eux c’est normal qu’une même faute ne subisse pas le même sort suivant l’équipe ou le joueur qui la commet. Selon eux c’est normal que l’arbitre éprouve de la compassion pour certains joueurs suivant le contexte. Mais est-ce marqué dans les lois de l’arbitrage ? Non. L’arbitre savait qu’il ne sanctionnerait pas Glombard car il se rappelait qu’il était averti. Il n’a pas voulu « gâcher » la soirée. Pourtant en L1, cette saison surtout, les arbitres ne se gênent pas pour réduire les équipes à 10 rapidement.     

Finalement, un fait de jeu = une dizaine de décisions différentes prises. C’est ça le football. Qui peut cautionner cela ? Ce sport est sali. La passivité du monde du football fait peur. Les protagonistes négligent tous ces faits qui montrent que ce sport en est encore à l’âge de pierre et qu’on ne veut pas l’améliorer pour laisser les gens polémiquer sur des erreurs. 

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La magie de la coupe de France : le tirage en chapeaux des 32èmes de finale ou comment éliminer les « petits » clubs plus facilement

Publié le 20 Décembre 2012 par

 

Pour ceux qui s’intéressent au football au point de suivre la manière dont sont effectués les tirages de coupe de la ligue et de coupe de France, il y a de quoi se dire qu’en France les chances de l’emporter sont devenues inégales suivant le club que nous supportons. Et je ne parle pas du tout du plan sportif.

 

Nous savons déjà qu’avec la nouvelle formule de la coupe de la ligue (existence de clubs têtes de séries, clubs participant à des compétitions européennes rentrent en 8èmes de finale), l’inéquité sportive est déjà bien présente et non remise en question. Surtout quand on sait que les clubs professionnels de Ligue 2 rentrent en 32èmes de finale, soient 2 tours plus tôt.

 

Plus le club a du standing, plus il est avantagé. Plus un club a de bons résultats, plus il est avantagé. On fabrique de faux palmarès à des clubs qui ne le méritent pas plus que cela. Et après quand ces clubs se confrontent au football européen c’est la débandade car les petits privilèges et facilités qu’on leur accorde ne s’appliquent plus à l’échelle européenne.

 

En ce qui concerne la coupe de France, il est intéressant d’examiner la manière dont est réalisé le 9ème tour de coupe de France, c'est-à-dire les 32èmes de finale, tour à partir duquel les clubs de l’élite font leur rentrée. Depuis 2007 (minimum), le tirage du 9ème tour n’est plus intégral. Il est sous forme de 4 chapeaux dans lesquels sont placés 16 équipes (4 x 16 = 64 équipes, le compte est bon). Dans ces chapeaux, l’homogénéité est pratiquement respectée. Cela veut dire que la FFF s’arrange pour mettre le même nombre de clubs de Ligue 1, Ligue 2, National, CFA et CFA2 dans chaque groupe. Pour les divisions inférieures (DH, DHR, PHR…), c’est plus libre car ils sont moins nombreux mais cela reste équiréparti dans chaque groupe.

 

Ce qui est primordial de se demander c’est la nécessité d’un tel tirage. Pourquoi ce tirage par chapeaux a remplacé le tirage intégral ? Certains disent que ces chapeaux représentent une sorte de « région » et que le tirage est en fait devenu régional. Soit, alors qu’on m’explique pourquoi en 2012, le FC Nantes se retrouve dans le même chapeau qu’Ajaccio… Et il y a plein d’autres exemples comme cela. Ce n’est donc pas un tirage « géographique » ou bien cela veut dire que certains ont des notions géographiques qui font froid dans le dos.

 

Voici quelques éléments de réponses plus sérieux puisque basés entre autres sur un raisonnement mathématique. Ceux qui connaissent la notion de probabilité, c’est le moment de ressortir vos cours !

Tout d’abord, si on regarde de plus près la répartition des clubs de Ligue 1 par exemple, on se rend compte qu’il ne s’agit pas seulement de prendre les 20 clubs et de disposer 5 clubs aléatoirement dans les 4 groupes. Si on décortique attentivement la répartition de ce tirage chaque saison depuis qu’il est mis en place, on se rend compte que les clubs comme le PSG, l’OM, l’OL et le champion en titre de la saison précédente sont placés dans des chapeaux différents. En clair, ils sont considérés comme têtes de série avec l’impossibilité de se rencontrer avant les 16èmes de finale. Quel coup de maître ! Le tirage par chapeaux permet donc de les protéger pendant un tour de coupe, la FFF est certaine de garder ses 4 principaux cadors pour les 16èmes de finale, tour à partir duquel le tirage redevient intégral.

 

Et cette protection souhaitée provoque bien sûr des dommages collatéraux. Envers qui ? Toujours envers les mêmes, les clubs moins huppés. Si la FFF protège les cadors en les empêchant de se rencontrer, cela veut donc dire que ces cadors vont avoir plus de chances de rencontrer des équipes de plus faible standing. Les petits poucets, par exemple, ont plus de chance de tomber sur un gros que sur un club de leur niveau avec ces chapeaux. Et en voici la démonstration.

Prenons l’exemple d’un club de DH qualifié pour les 32èmes de finale :

 

1)      avec un tirage intégral, il a 20 chances sur 63 de tomber sur un club de L1, soit 1 chance sur 3.

2)      avec un tirage par chapeau contenant 16 équipes dont 5 de L1, ce club de DH a donc 5 chances sur 15 de tomber sur un club de L1, soit 1 chance sur 3.

 

Par conséquent on voit que la probabilité pour un club de DH de tomber sur un club de L1 reste la même.

 

Par contre, la probabilité qu’a un club de DH de tomber sur un club de niveau équivalent (j’englobe CFA2/DH/DHR/PHR) chute énormément avec ce système de chapeaux. En effet, si on regarde par exemple le nombre d’équipes de CFA2, DH, DHR et PHR engagées dans le 9ème tour de la coupe de France 2012-2013, on constate qu’elles sont au nombre de 13 sur 64.

Par conséquent,

 

1)      dans le cas d’un tirage intégral, une équipe de ce niveau a 12 chances sur 63 (soit 19 %) de jouer une équipe de même niveau (CFA2/DH/DHR/PHR).

2)      dans le cas d’un tirage par chapeau où les équipes sont équiréparties (en 2012-2013, on retrouve environ 3 clubs de CFA2/DH/DHR/PHR par chapeau de 16 équipes), une équipe de ce niveau a 2 chances sur 15 (13 %) de tomber sur un club de son niveau.

 

On peut aussi voir qu’avec le système de chapeaux, les clubs de Ligue 1 ont moins de chance de jouer entre eux. En effet,

 

1)      lors d’un tirage intégral, un club de Ligue 1 a 19 chances sur 63 (30,2%) de tomber sur un autre club de Ligue 1.

2)      Lors d’un tirage avec chapeaux, un club de Ligue 1 a 4 chances sur 15 (26,7%) de tomber sur un adversaire de niveau Ligue 1.

 

Le système de chapeaux utilisé au 9ème tour de la coupe de France a donc deux principales utilités qui vont à l’encontre de l’équité sportive qu’on continue d’attribuer à cette coupe :

 

- Il protège les clubs de Ligue 1 les plus huppés et le champion de France en titre. Le critère « huppé » est le plus injuste quand on sait que le PSG a réalisé des saisons de L1 très mauvaises durant cette période et qu’on se permet de l’avantager quand même. Il a remporté plusieurs de ces coupes de France. Ces trophées remportés sont à relativiser avec l’emploi de ces chapeaux.

 

- Il désavantage les clubs de division inférieure en limitant la possibilité de chocs entre eux et en limitant le nombre de confrontations Ligue 1 vs. Ligue 1.

 

Grâce à cela, la FFF arrive à éliminer beaucoup plus de clubs amateurs en 32èmes de finale. Le but est de faire de l’audience, de faire de l’argent. La FFF se moque de voir un « nouveau Calais » arriver en finale. Au contraire, elle veut un stade de France plein pour la finale. Elle veut une vraie affiche pour faire monter le prix des places et tout le marchandising qui suit. Elle veut des retombées médiatiques. A l’instar de la nouvelle formule de la coupe de la ligue, la FFF veut des clubs huppés en finale pour être certain de solliciter un maximum de français mais aussi pour être certain d’envoyer un club armé en coupe européenne. C’est complètement injuste de qualifier en Europa League des clubs de L1 qui sont protégés de la sorte.

Maintenant que vous avez pris connaissance de la stratégie de la FFF et des instances footballistiques en France, j’espère que vous vous « tilterez » quand les médias qui aborderont la coupe de France oseront dire : « la Ligue 1 s’en sort bien », ou « pas de choc entre L1 en 32èmes de finale ». Cela fait plusieurs années qu’au lendemain des 32èmes de finale, nous avons le droit à ce genre de bilan : « les clubs de L1 s’en sont bien sortis, les clubs amateurs ont été décimés ». Maintenant vous avez l’explication.  

Alors bien sûr il y aura toujours des exceptions comme Quevilly l’an dernier. Mais qu’on ne s’y trompe pas. La présence de Quevilly montre que le niveau du foot professionnel chute année après année et que malgré les subterfuges de la Ligue/FFF pour cacher cette tendance et favoriser injustement les clubs professionnels, les clubs amateurs arrivent encore à s’en sortir. Chapeau à eux ! Mais tiendront-ils encore dans les prochaines années ? Jusqu’où iront nos instances pour cacher la misère ? Elles ne s’arrêteront pas là. On a déjà vu que la FFF ne se gène pas pour inverser injustement des matchs « piège » pour les clubs pros. On voit qu’elle décide ne pas homologuer des stades de clubs amateur pour des raisons douteuses de sécurité alors qu’au tour d’avant le problème ne se posait pas. La FFF fait jouer des clubs amateurs dans des stades qu’ils ne connaissent pas, voire que leurs adversaires pros connaissent mieux (stades de Ligue 2/Ligue 1). La liste est longue. Pour cette année, je prépare une compilation des énormités que la FFF imposera aux clubs amateurs. L’année dernière a été riche en supercheries. Je pense que la saison 2012-2013 sera également un grand cru.

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« Et là, tu la siffles pas la faute ? Fils de p*** ! »

Publié le 8 Décembre 2012 par

Ceci est un premier article avant un suivant qui apportera des circonstances atténuantes ainsi que les preuves de celles-ci concernant le comportement de Filip Djordjevic lors du match Nantes-Niort.

Il faut commencer par revoir l'action qui amène au carton rouge du joueur en la décortiquant. Au départ, deux joueurs niortais accrochent (légèrement mais la retenue existe) le maillot de Djordjevic. Il est désabusé de perdre le ballon en fin d'action pour 2 raisons : il réalise un match très médiocre (il n'est pas le seul) et le peu de fois qu'il a réussi à faire la différence il subit des gestes d'anti-jeu de la part des niortais devant un arbitre qui ne dit rien. Ainsi, en fin de 1ère mi-temps, il a l'occasion de partir en contre mais Glombard fait une grosse faute pour annihiler l'action. Même sur la radio France Bleu Loire Océan, Olivier Quint (consultant de la radio et ancien joueur du FCN) a parlé de cette action qui aurait dû amener à une sanction envers l'ancien nantais. 2ème carton jaune synonyme d'expulsion (il a pris un carton jaune pour simulation en 1ère mi-temps). Je ne sais pas vous mais moi j'ai trouvé injuste de voir Glombard sortir du terrain lors d'un remplacement et non lors d'une expulsion.

Rem : dans le prochain article, ce fait de jeu sera davantagé développé avec de nouvelles preuves apportées, notamment provenant d'un podcast de la Radio Sun qui relate l'action en direct.

Il ne faut pas oublier que ce même arbitre a distribué en 1ère mi-temps un carton jaune pour une main de Lafourcade (Niort), faute qui semblait bien moins grave que l’annihilation de la contre-attaque nantaise. Les arbitres de L1 n'arrêtent pas d'expulser à tout va les joueurs rapidement (ceux qui regardent la L1 savent de quoi je parle) et là M. Moreira ne le fait pas. En 2ème mi-temps, la même action se reproduira mais en faveur de Niort. Cichero qui a fait la faute prendra un carton jaune lui. 2 poids 2 mesures.

Pour en revenir à Filip, sa réaction s’explique en partie même si les insultes ne sont pas acceptables. Si vous avez vu le match de manière attentive, vous verrez que les nantais ont été très mauvais dans le jeu (c’est unanime de la part de la presse et des supporters qui ont vu le match) mais que beaucoup de fautes nantaises étaient sifflées pour Niort alors que dans l'autre sens c'était beaucoup moins le cas. Nous demandons de la cohérence. Sebastien Moreira a été incompétent sur beaucoup d’actions et il a clairement manqué d'équité.

Son bilan avec le FCN commence à peser. Il a arbitré le club 2 fois pour autant de matchs mal arbitrés (dernier match : Caen 1-0 Nantes, 1er match de la saison 2009-2010, il refuse un but valable à N’Diaye pour une faute imaginaire de Shereni sur Thébaux qui a raté sa sortie aérienne sur un corner).

Les joueurs doivent montrer l’exemple, le comportement de Djordjevic est inacceptable, surtout à 20 secondes du coup de sifflet final. C’est une faute professionnelle il doit être sanctionné aussi bien par la commission de discipline que par le club auquel il donne une mauvaise image. Cependant, cela traduit un véritable ras-le-bol de sa part. Il est sous pression ces derniers matchs. Il n’est pas en réussite. Il manque de confiance. Ses nerfs ont lâché. Les joueurs professionnels sont à cran. Djordjevic sait qu’il réalise avec ses coéquipiers le plus mauvais match de la saison et en plus l'arbitre est clairement en train de protéger les adversaires.

En complément de cet article je vous propose deux choses : quelques exemples de suspensions données à des joueurs qui se sont pris directement à l'arbitre et aussi une analyse d'un supporter du FCN qui propose de sanctionner aussi bien les arbitres qui ne font pas leur mea culpa ainsi que les joueurs qui salissent l'image du club.

*Suspensions qui peuvent servir d’étalonnage (ou pas) pour juger de la sévérité de la suspension de Djordjevic

1) En août 2007, Kallström (OL) avait pris 1 match de suspension pour avoir craché en direction d’un arbitre. Est-ce que cracher est aussi grave ou plus grave que des insultes ?

2) En 2009, Bagayoko (FCN) avait pris 6 semaines de suspension pour avoir bousculé M. Poulat.

3) En 2010, Diarra (Bordeaux) avait pris 6 matchs pour avoir bousculé et fait tomber M. Bien. On peut imaginer que des insultes sont moins graves que la violence physique.

*Analyse intéressante de la part d’un Anonymous du FCN :

1) L’arbitrage de mauvaise qualité devrait être sanctionné. Dans le cas de Moreira il n’a pas joué son rôle de médiateur durant le match et a plutôt envenimé certaines situations. C’est un mauvais arbitre en plus de mal lire le jeu. Il n’arrive pas à gérer les 22 acteurs. Ce n’est pas le seul dans ce cas là, je soupçonne que pour arriver arbitre professionnel de nos jours, il faut davantage de relations que de qualités dans son arbitrage (propos avérés quand on a pris connaissance du livre « A bas l’Arbitre » de Bruno Derrien, ancien arbitre international de football).

2) Un joueur qui se comporte mal envers l’arbitre doit être sanctionné mais le contexte doit être pris en compte. Une insulte sortie par un caïd qui prend un rouge après avoir réalisé un tacle que l’arbitre a jugé dangereux ou une insulte sortie par un joueur qui ne voit aucune sanction contre son/ses agresseurs durant un match n’a pas la même valeur : l’un veut jouer au patron et conteste l’autorité de l’arbitre, l’autre a juste peur de son intégrité physique.

3) La sanction de la Ligue n’est pas la seule sanction que le joueur doit subir en cas de comportement inapproprié. Concrètement, Filip Djordjevic devrait se voir infliger une sanction par le club (en plus des matchs de suspension) de façon intelligente : « tu te rends compte que tu n’as pas été très professionnel, tu vas aller entraîner les U13 un peu pendant ton temps de repos, cela te fera du bien et cela leur fera plaisir » (exemple parmi plein d’autres du moment que cela sert l’intérêt général du club). Nous sommes un club formateur et nous devons défendre cette image. Rennes l’a fait avec M’Vila même si ce dernier avait un casier plus lourd, un récidiviste.

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Calendrier surchargé en période de froid : où est la logique?

Publié le 8 Décembre 2012 par

Chaque année on nous fait remarquer durant la période de froid et de mauvais temps (période correspondant grossièrement à fin novembre-fin février) que l’état des pelouses n’est pas compatible avec la pratique du beau football. On nous répète également qu’il serait judicieux de limiter le nombre de matchs afin de préserver l’intégrité des acteurs sur le terrain et de ne pas assister à une parodie de football champêtre. Mais au final rien n’est fait. Au contraire, les calendriers de Ligue 1 et Ligue 2, sont plus chargés durant cette période. Et c’est valable une nouvelle fois cette saison.

Regardons le calendrier de la Ligue 2 en novembre-décembre tout d’abord. Les clubs de Ligue 2 participent aux 7ème et 8ème tours de coupe de France, contrairement aux clubs de l’Elite qui ne rentrent qu’au 9ème tour, c’est-à-dire en 32èmes de finale. Ils sont donc sur deux tableaux puisque les tours de coupe de la ligue ont été avancés avant cette période et ne posent plus problème. Ainsi la plupart des équipes de Ligue 2 (j’entends par là les 16 équipes encore qualifiées pour le 8ème tour de coupe de France) vont jouer 3 matchs en 7 jours courant décembre. En effet, le 8ème tour de coupe de France se déroulera du vendredi 7 au dimanche 9 décembre. La 17ème journée de Ligue 2 a été fixée au mardi 10 décembre (8 matchs ce jour là, un match sera joué le lundi 9 et un autre mercredi 11). Sans oublier que la 18ème journée se jouera dès le vendredi 14 décembre (6 matchs) et samedi 15 décembre (3 matchs).

Cela fait donc bien au total 3 matchs en une semaine pour la plupart des clubs qualifiés. Est-il normal d’avoir ce rythme là quand les terrains se dégradent ? Est-il normal d’imposer ce nombre important de rencontres alors que le spectacle devient médiocre et que le jeu est beaucoup moins beau ? Lors de la 16ème journée de Ligue 2, seulement 13 buts ont été marqués ! De plus, quand le froid arrive en France (et ailleurs) les supporters vont encore moins au stade. Déjà que les horaires inappropriés du vendredi soir ont démotivé un bon nombre d’entre eux, je ne vois pas en quoi multiplier les rencontres quand il fait froid va les motiver davantage.

Regardons ce qui se passe pour le calendrier de la Ligue 1 sur le même période. Ce qui est intéressant de voir c’est que la Ligue 1 va subir le même rythme de matchs alors que les clubs de l’Elite ne jouent pas la coupe de France.

Ainsi, la 16ème journée se jouera à partir du vendredi 7 décembre et la 18ème journée à partir du vendredi 14 décembre, soit 3 matchs en une semaine.

Pourquoi faire cela à nos championnats ? Pourquoi ne pas multiplier les matchs au printemps ? Il y a pourtant des semaines de libres. En effet, la coupe de la ligue ne concerne plus qu’un petit nombre de clubs (seulement 2 puisque les demies-finales se joueront déjà le 15 janvier 2013, seule la finale restera à jouer). Les clubs français engagés en coupe d’Europe sont pratiquement tous éliminés. Il ne reste donc que deux compétitions qui impliquent la majorité de nos clubs français : le championnat et la coupe de France. Je ne comprends pas pourquoi les matchs qui se jouent en semaine ne sont pas exclusivement réservés à cette période (mars-avril-mai). Et en l’absence de compétitions internationales de grande envergure durant l’été, rien n’empêche la Ligue de clôturer le championnat un peu plus tard en laissant nos équipes jouer 1 match par weekend. C’est le cas cette année. 2013 est une année impaire synonyme d’absence de phase finale de coupe du monde ou de championnat d’Europe.

La multiplication des matchs serrés est une entrave au beau spectacle. Surtout quand ces matchs se déroulent tous les 3 jours quand le froid est présent. Beaucoup de joueurs enchaînent les matchs sans réellement se concentrer sur chaque rencontre. Ils passent souvent au travers de l’un d’eux. C’est du football bâclé. Les amoureux du foot qui suivent leur équipe de cœur sont eux-mêmes perdus avec ce calendrier qui propose des matchs en semaine. Qui pense à aller au stade en semaine quand il a un travail à côté de cela ? Le football n’est pas réservé que pour une catégorie de personnes regroupant les gens sans activité : les étudiants et les chômeurs.

Si on veut rendre notre football plus attrayant et plus vibrant, il faut arrêter de le massacrer pendant la période de froid. Il faut libérer des créneaux en mars-avril-mai pour des matchs en semaine si la Ligue ne se donne pas les moyens de rallonger la période des compétitions Ligue 1 et Ligue 2 malgré l’absence de compétitions internationales en été.

Alors oui on pourra toujours dire que les joueurs de football qui jouent en Ligue 1 et Ligue 2 sont des professionnels et nous savons tous qu’ils sont censés savoir jouer sur tout type de terrain et sous n’importe quel temps. Mais pensez un peu à la majorité des supporters. Pensez à tous ces stades vides en semaine et en période de froid. Pensez à la frilosité des équipes qui ont peur d’encaisser un but bête sur une glissade. Qui peut apprécier cela ? Personne. Du supporter ultra qui veut voir un stade plein qui encourage son équipe au supporter qui reste chez lui regarder le match à la télévision en espérant voir son équipe développer du jeu, tous veulent voir un match de football comme synonyme de grande fête. Car un match de football ne se résume pas à un score final.

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