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Analyses Footballistiques

26ème journée de L2 : FCN 2-0 Le Havre, la compensation était au rendez-vous…enfin presque.

Publié le 26 Février 2013 par

Préambule :

Je vous fais part d’une prémonition que j’ai eue et que j’ai partagée sur Twitter dans la semaine en apprenant que Djordjevic, notre tireur officiel de pénalty, ne serait pas titulaire :

@FCNAnonymous : « Si Djordjevic pas titulaire samedi l’arbitre va siffler un pénalty qui sera raté. Eternel recommencement. Club maudit. Où est le chat noir ? ».

J’ai écrit cela connaissant le contexte, contexte que j’explique plus tard dans cet article.

Live d’après un Anonymous qui regardait le match sur beIN :

2ème (minute) : « Pelouse complètement abîmée à cause du match de rugby en coupe d’Europe en début d’année » (propos commentateur beIN).

Dans les réactions d’après-match, Riou explique que « cela n’a pas été facile et que le terrain n’a pas aidé ».

Cissokho ajoute : « il y a aussi l’état du terrain qui fait que ce n’était pas facile ».

Certains supporters continuent de nier que la pelouse de la Beaujoire est en très mauvais état. Il va falloir arrêter la mauvaise foi et prendre en compte l’avis des joueurs qui sont sur la pelouse…

6ème : un havrais s'écroule dans la surface nantaise l'arbitre ne siffle pas pénalty. Mombaerts parlera de cette action dans l'après-match. Il n'y avait pas pénalty (voir photo). Deaux fait la faute à l'extérieur de la surface et le havrais tient debout assez longtemps pour tomber dans la surface. Par contre il y avait bien coup franc très dangereux pour Le Havre !

7ème : Faute sur Bessat qui en rajoute et qui crie à cause de la douleur. L’arbitre ne siffle pas faute. Le FCN n’est jamais récompensé quand les joueurs font les acteurs. On est catalogués : « gentils joueurs pas tricheurs » ou dit plus vulgairement : « Trop bons, trop cons ». Je caricature à peine.

9ème : Aristeguieta repris dans la surface. Le Marchand arrive sur le côté et enlève le ballon du pied du joueur nantais. Problème : dans son élan il ne peut empêcher sa jambe de toucher le pied d’appui du vénézuélien qui est donc déséquilibré et tombe sans pouvoir reprendre le ballon (voir photo). D’après la règle (la vraie, pas celle qui dit que l’important c’est de jouer le ballon d’abord, cette règle n’existe pas), c’est faute. Cela se passe dans la surface donc pénalty. Le Marchand empêche une occasion de but incontestable. La règle stipule qu’il faut sortir le carton rouge. Le Havre aurait dû être réduit à 10 après 9 minutes de jeu.

13ème : coup franc à 40 m dans l’axe pour le FC Nantes. Il est joué…en retrait. En Ligue 1 il faudra les jouer dans la surface de réparation ! Choix bien trop frileux à 0-0 à domicile!

14ème : Sur un coup franc de Bessat, Djilobodji en pleine extension vient percuter le gardien (de manière involontaire) qui semblait avoir capté le ballon dans ses mains (voir photo). Le choc avec Djilobodji lui fait relâcher le ballon. En Angleterre il n’y a jamais faute mais en France oui. L’action se poursuit et comme les havrais restent plutôt passifs croyant que l’arbitre va siffler faute sur leur gardien, ils laissent les nantais jouer à fond et sur une frappe de Deaux, François tend son bras pour stopper la course du ballon qui filait au but. Carton rouge et pénalty à suivre. Décision injuste pour Le Havre. Il y aurait dû y avoir faute sur le gardien et donc pas d’expulsion de François ni de pénalty. Aristeguieta rate le pénalty mais a bien suivi et marque dans un 2ème temps. Pour ceux ayant bien suivi, on est en quelque sorte dans la compensation de l’erreur de la 9ème minute…

26ème : Coup franc dangereux pour Le Havre. Très litigieux. Pas de ralenti disponible sur beIN. Rivière a failli marquer sur l’action qui a suivi.

28ème : Rivière met ses crampons sur le genou de Djilobodji. L’arbitre siffle comme si la faute était banale et les esprits s’échauffent donc un peu. L’arbitre fait la remontrance aux 2 joueurs. Pas de carton jaune pour Rivière.

31ème : Faute grossière sur Veigneau (bras dans le visage). M. Thual ne siffle rien. Sur beIN l’un des commentateurs, surpris, explique que c’est le fruit de la compensation à la suite du pénalty accordé pour le FCN. L’arbitre a peut être gardé en tête la double sentence. Il ne faut pas accabler les havrais quitte à ne plus appliquer les règles de l'arbitrage...

35ème : Coup franc pour Le Havre. Aristeguieta détourne en corner mais l’arbitre donne un 6 mètres.

48ème : But de Bessat refusé pour hors-jeu de Gakpé. Il fait action de jeu même s’il ne touche pas le ballon. But logiquement refusé.

56ème : But de Gakpé.

63ème : Carton jaune pour Cissokho. Il perd le ballon « bêtement » et sûrement énervé par cela, il essaie de rattraper cette perte en taclant par derrière le joueur havrais qui lui a subtilisé le ballon. Ayant les jambes trop courtes (attention je n’ai pas dit qu’il était petit comme Valbuena !), son geste est raté il ne touche pas du tout le havrais qui continue son action. Mais M. Thual décide de revenir à la faute et met un carton jaune à Cissokho pour sanctionner l’intention. On aurait aimé voir M. Thual au sifflet de Guingamp-Nantes. Avec lui, Imbula aurait été expulsé « au moins 2 fois » (gifle sur Djordjevic et tacle par derrière sur Veigneau). L’arbitrage médiocre de M. Gautier est encore prouvé. On peut donc souligner que Monsieur Thual a fait des erreurs mais est resté somme toute logique dans son arbitrage. Cela n’excuse pas tout bien entendu.

Dernière demi-heure : Pas grand-chose à signaler. Des nantais qui gèrent. Des havrais impuissants qui passent leur temps à tomber pour obtenir des coups francs et revenir au score. M. Thual tombe dans le panneau. Il a appliqué la double sentence (expulsion + pénalty), il siffle donc tout et n’importe quoi en faveur du Havre pour «compenser». Juste après le but de Gakpé et jusqu’à la 85ème minute, nous avons eu le droit à un arbitrage L1. Match saccadé. Peu de rythme. Toujours facile d’accuser les joueurs mais les hommes en noir participent à ce hachage.

Bilan :

Les joueurs nantais ont bien redressé la barre lors de ce match contre Le Havre. Jouer en supériorité numérique les a rassurés. Et heureusement car beaucoup de supporters trouvaient que cela ne se voyait pas sur le terrain (NB : j’étais en tribune je les rejoins sur cette analyse). Le Havre a gêné le FCN sans pouvoir concrétiser pour autant. Il fallait s’attendre à ce genre de match. Le FCN de Der Zakarian n’est pas réputé pour son beau jeu mais pour son efficacité. Il fallait stopper cette « mini-crise », orchestrée en grande partie par des faits de jeu extérieurs au FCN. La spirale négative s’est donc terminée grâce à cette victoire nette. L’an dernier, quand le FCN s’était retrouvé dans la même situation, il n’avait pas été aussi chanceux. Tout le monde se souvient par exemple du match contre Boulogne où Chauvin avait redistribué les cartes pour relancer son équipe. Djordjevic avait été poussé sur le banc de touche. Le score final de 3-3 n’avait pas permis au FCN de stopper la spirale négative et le club n’avait par la suite plus jamais approché le podium. Chauvin avait voulu gagner par le jeu encore une fois, respect à lui pour cela, mais la naïveté du groupe ne lui permettait pas de récolter les fruits de son travail.

Ce match contre Boulogne en a marqué plus d’un. Surtout la fin de match avec Capoue qui vient provoquer les supporters nantais après avoir marqué le pénalty de l’égalisation à 3-3. N’oublions pas qu’il avait été pris à parti durant tout le match et même lors de l'échauffement.

Ce match m’a plutôt marqué par la combinaison de 2 choses : l’arbitrage exécrable (3 buts sur 6 n’auraient jamais dû être validés, dont 2 pour Boulogne) et la poisse légendaire du FCN. Je ne vais pas revenir sur l’arbitrage je vais plutôt m’arrêter sur ce qui m’a fait avoir une prémonition avant le match contre Le Havre. Avant le match contre Boulogne il faut savoir que le FCN restait sur pratiquement 2 saisons avec en tout seulement 2 pénaltys accordés. Le dernier en date était contre Châteauroux pour une main en dehors de la surface c’est dire comme cette sentence était une denrée rare à obtenir pour le FCN ces dernières années. Contre Boulogne Chauvin avait décidé parmi les nouveautés de laisser Djordjevic le tireur officiel de pénalty sur le banc. Après 5 minutes de jeu, le FCN menait déjà 1-0 (but de Wiltord) et M. Cailleux sifflait un pénalty. Djordjevic ne pouvait pas le tirer. Le FCN n’a jamais eu beaucoup de spécialistes. Derrière lui tout le monde peut prétendre tirer. On se souvient tous de Raspentino qui bouleverse la hiérarchie et qui demande à Wiltord de lui laisser le ballon. La suite on la connaît. Le FCN ne s’était pas mis à l’abri et le club était resté plongé dans une crise constante, avec en toile de fond la « guéguerre » médiatique entre Chauvin et la direction

Voilà pourquoi en apprenant que Djordjevic ne serait pas titulaire samedi contre Le Havre j’ai tout de suite pensé au pénalty qui serait raté. Une coïncidence annuelle ! Merci à « El Colorado » d’avoir respecté la prémonition (et oui même s’il a marqué dans un 2ème temps, le pénalty en lui-même est raté !). Le FCN restait sur deux contre-performances surtout dues à un arbitrage calamiteux. En l’espace de ces 2 matchs, le FCN s’est vu refuser un but sur un hors-jeu inexistant et a encaissé un but à cause d’un hors-jeu non sifflé. Cela ne s’équilibre pas du tout c’est plutôt la double lame. Comme l’an dernier avec le fameux but de Raspentino refusé contre Reims alors que le ballon a franchi la ligne et le but istréen validé alors que le ballon n’a pas franchi la ligne.

Le contexte montrait donc que l’arbitrage pouvait être compensatoire sur ce match. Et quoi de plus simple que de siffler un pénalty non valable pour compenser ?

Après avoir décortiqué les faits de jeu majeurs de ce match, on se rend compte que l’arbitrage a été comme toujours médiocre mais également loin d’être favorable au FCN. Si le carton rouge et le pénalty de la 14ème minute sont injustes, ceux de la 9ème minute étaient totalement justifiés. Heureusement que M. Thual s’est « trompé » sinon le FCN aurait pu crier au scandale une 3ème fois d’affilée. Avec 11 havrais sur le terrain, le score aurait été je pense très différent du score officiel…

Bonus :

1) La déclaration (ironique) de Der Zakarian en conférence de presse d’après match :

« On prend pas de but. On est quand même 2ème meilleure attaque et meilleure défense du championnat mais on n’est pas une bonne équipe. On joue pas bien au ballon. On se fait balader par tout le monde. Mais on est 2ème. »

Oui c’est bien ironique même si beaucoup pensent que non et qu’il est sérieux. Cela s’entend au ton qu’il utilise et à la manière dont il regarde l’assemblée des journalistes. C’est désinvolte. Et il a bien raison ! Belle provocation. Les résultats lui donnent raison. La manière c’est du bonus qui ne paye que trop rarement. Chauvin en sait quelque chose. En attendant le FCN est 2ème avec 48 points, sachant qu’avec un arbitrage plus neutre, il serait devant Monaco (même en prenant en prenant en compte les coups de pouce à Auxerre et à Monaco, je le précise car beaucoup pensent que le calcul n’est fait que dans un sens).

2) Angers un candidat à la montée peut remercier le corps arbitral contre Ajaccio : je vous conseille l’action du but de Keserü. Un cas d’école en matière de retour d’une position de hors-jeu. On se demande encore comment l’arbitre assistant, très bien placé, ne lève pas son drapeau.

3) Sur la page officielle « Ligue 2 » sur Facebook, au coup de sifflet final du match entre Auxerre et Guingamp, les supporters costarmoricains sont venus crier à l’injustice et au vol. Pour eux, le pénalty sifflé à la 93ème minute est injuste. Injuste pourquoi ? Car il est sifflé dans le temps additionnel  et qu’ils perdent à la dernière minute ? Les images parlent d’elles-mêmes. L’auxerrois subit une double faute qui le déséquilibre, la dernière faute étant commise dans la surface. M. Chaoui a pris la bonne décision. L’auxerrois en rajoute car son élan amplifie sa chute mais la faute est là. Les guingampais ont tellement pris l’habitude de l’emporter dans les dernières minutes du match qu’ils ne supportent pas de se prendre un but dans les mêmes conditions. La roue tourne…

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25ème journée de L2 : Guingamp 2-1 FC Nantes, à quand une défaite sans qu’il n’y ait rien à redire sur l’arbitrage ?

Publié le 21 Février 2013 par

Préambule :

En 25 journées de Ligue 2 :

  • sur les 4 défaites du FC Nantes, seule celle contre Nîmes à domicile n’a rien à voir avec un arbitrage calamiteux (voir les articles précédents qui démontrent cela).
  • sur les 12 victoires du FC Nantes, 2 victoires ont été facilitées par un arbitrage litigieux et favorable (Monaco et Auxerre).

Faits de jeu majeurs lors de Guingamp-Nantes :

Propos tenus par les commentateurs de beIN en début de match : «  pelouse catastrophique […] pas vu cela depuis une dizaine d’années ».

Plusieurs fois au cours du match, les commentateurs souligneront l’état désastreux de la pelouse sur l’un des côtés du terrain.

C’est sur cette pelouse que Guingamp produit son soi-disant beau jeu…

1ère : Premier coup franc (dangereux en plus) pour Guingamp. Faute imaginaire. Le joueur tombe tout seul et touche le ballon de la main exprès. L’arbitre ne veut pas siffler une main du guingampais et est obligé de siffler faute du nantais.

38ème : Faute de Touré, coup franc dangereux. Il met ses mains sur les épaules du guingampais qui en rajoute immédiatement. 

39ème : Pereira marche sur Djordjevic sur une contre-attaque : pas de faute. Djordjevic sort du terrain pour être soigné.

41ème : Djordjevic revient sur le terrain. L’arbitre siffle aussitôt une « légère » faute du serbe sur…Pereira !

42ème : Encore un coup franc dangereux « donné » pour Guingamp. Au moindre contact, similaire à ce qu’on peut voir au basketball, les guingampais tombent par terre pour obtenir des coups francs. Bizarre pour une équipe qui joue au ballon soi-disant.

45ème : Duel épaule contre épaule entre Deaux et un guingampais, le guingampais s'accroche à Deaux puis tombe et l'arbitre donne faute pour Guingamp. Encore un coup franc donné.

58ème : Faute sur Pancrate en train de faire un « une-deux ». L’arbitre laisse jouer alors que l’avantage n’existe pas du tout.

62ème : Faute de Djordjevic sur Imbula qui s’énerve et met une gifle au serbe. Le geste est là, l’intention aussi. L’arbitre sort un carton jaune aux 2 joueurs : Filip pour la faute et Imbula pour avoir frappé au visage le joueur. La règle c’est carton rouge !

68ème : Entrée de Fauré. Gourvennec fait rentrer un buteur pour faire la différence. Si Imbula avait été expulsé quelques minutes auparavant, ce changement n’aurait peut être pas eu lieu…

70ème : But de Fauré sur son premier ballon. Coaching gagnant pour ceux qui ont déjà oublié la non-expulsion d’Imbula.

71ème : Veigneau récupère la balle devant un guingampais qui simule une faute. L’arbitre assistant qui est très proche de l’action ne lève pas son drapeau mais l’arbitre central siffle quand même faute.

73ème : Faute sur Bessat qui commence en dehors de la surface et qui se finit à l’intérieur. D’après la règle (la vraie, pas celle des idées reçues) c’est pénalty. Comme Bessat ne s’écroule pas en en rajoutant comme le font tous les joueurs classiques, M. Gautier est une fois de plus indulgent et ne siffle pas de pénalty.

76ème : Percée de Veigneau dans l’axe, il est rattrapé devant la surface de réparation par Imbula qui le tacle par derrière. Imbula déjà averti, ne prend pas de 2ème carton jaune synonyme d’expulsion. Guingamp finit à 11 le match et on se demande encore comment c’est possible.

83ème : Sur une attaque guingampaise, Fauré, hors-jeu sur un centre (des téléspectateurs l'ont signalé pendant le match, et en conférence de presse à la Jonelière le jeudi 21 février Der Zakarian a affirmé la même chose "après avoir revu le match trois fois") réussit à obtenir un corner. Le corner est joué rapidement et Yatabaré marque le second but guingampais.

89ème : Diallo reste au sol on ne sait pas pourquoi. Ou bien si on le sait. Guingamp mène enfin au score et se met à gagner du temps avec de l’antijeu, chose que les nantais n’ont jamais fait pendant qu’ils étaient devant au score et même au moment de l’égalisation.

91ème : Coup franc pour Nantes. L’arbitre siffle une faute offensive nantaise sur celui-ci, on ne sait toujours pas de qui. Les guingampais continuent de tomber comme des joueurs en mousse.

92ème : Riou joue un 6 mètres rapidement, l’arbitre l’arrête. D’après les images de beIN on voit Riou jouer rapidement le 6 mètres côté droit, puis il y a un gros plan sur l'arbitre qui siffle, ensuite on nous montre un ralenti d'une action précédente et lorsqu'on revient au direct, Riou vient d'effectuer le 6 mètrescôté gauche.

Arbitrage très tatillon jusqu’au bout. Cela permet surtout à Guingamp de se replacer et de casser le rythme.

Bilan :

Une défaite très frustrante. Si on regarde la composition et la tactique du FCN, on pouvait a priori s’attendre au pire. Comment rivaliser face à l’équipe qui a (soi disant) le plus beau jeu de Ligue 2 avec 5 défenseurs et 2 milieux défensifs au coup d’envoi ? Le FCN allait au Roudourou pour jouer le match nul 0 à 0 ou bien réaliser par miracle un hold-up grâce aux coups de pied arrêtés. C’est vraiment « jouer petits bras » pour une équipe qui joue la montée. Guingamp est un concurrent direct et ce n’est pas comme cela que le FCN peut espérer écarter des concurrents à la montée.

Ce raisonnement était valable avant le match. Les forces en présence permettaient de penser cela. Maintenant la loi du terrain est bien différente et nous en avons eu la preuve samedi après-midi.

Malgré une frilosité apparente le FCN a réussi sur un coup du sort (faute de main de Samassa sur un centre tir de Cissokho) à ouvrir la marque très tôt dans le match (9ème minute de jeu). Chose inespérée ! Cela a contribué à voir les nantais subir davantage et à attendre les guingampais. De plus, les guingampais manquaient de justesse en 1ère mi-temps. Des hommes forts comme Giresse n’étaient pas au rendez-vous. L’accident était en train de se produire. A la mi-temps, Guingamp domine mais ne concrétise pas, le FCN est toujours devant. Cependant quelques minutes avant la mi-temps, l’arbitrage de M. Gautier se dégrade vraiment. Il commence à prendre de mauvaises décisions et de manière unilatérale : dans le sens de Guingamp.

Au retour des vestiaires, Guingamp a toujours de bonnes intentions mais cela reste stérile. Il y a toujours un nantais pour retirer un ballon ou contrer une frappe. Le temps passe nous sommes déjà à l’heure de jeu, le hold-up se profile.

Et alors surgit l’un des premiers tournants du match. Sur une altercation entre Djordjevic et Imbula, le guingampais perd son sang froid après une faute du serbe et le gifle devant l’arbitre. L’arbitre distribue un carton jaune à Djordjevic pour sa faute au préalable. M. Gautier sanctionne Imbula pour son geste au visage du serbe et lui donne un carton…jaune. La règle n’est pas appliquée. Le geste d’Imbula vaut un carton rouge. Il s’est fait justice lui-même et a porté atteinte au visage d’un joueur sous les yeux de l’arbitre. M. Gautier fait preuve d’une indulgence affligeante. Et ce n’est pas fini.

Pourquoi est-ce un premier tournant dans ce match ? Et bien l’auteur du but égalisateur et à l’origine du 2ème but est Cédric Fauré, rentré quelques minutes après l’altercation entre Imbula et Djordjevic. Si Imbula avait été expulsé, nous pouvons légitimement remettre en question la rentrée de Fauré. Gourvennec aurait sûrement changé ses plans à 10 contre 11. Le FC Nantes également. Pas certain qu’il rentre Fauré après l’expulsion d’un milieu de terrain. Nous ne le saurons jamais mais cette erreur majeure d’arbitrage fausse le match à 30 minutes de son terme ! Guingamp continue de pousser à 11 contre 11 alors qu’ils devraient jouer à 10 contre 11.

Et comme cela ne suffisait pas à M. Gautier de se faire remarquer, il a continué sur sa lancée d’indulgence envers Guingamp. Il a clairement protégé les guingampais.

En l’espace d’environ 5 minutes (de la 71ème à la 76ème), il a pris 3 décisions contestables, toutes en défaveur du FC Nantes. Il a tout d’abord déjugé son arbitre assistant à tort en sifflant une faute inexistante de Veigneau. Puis, il n’a pas sifflé un pénalty pour le FC Nantes suite à une incursion de Bessat qui a été bousculé à l’extérieur de la surface mais qui est resté debout et qui a finalement perdu le ballon dans la surface à cause du déséquilibre antérieur (on revient à la faute normalement, avantage non profitable). Et enfin, suite à une percée de Veigneau plein axe, il n’a pas (une nouvelle fois) expulsé Imbula auteur d’un tacle par derrière pour rattraper le joueur nantais. Cela méritait un second carton jaune synonyme d’expulsion. M. Gautier savait qu’il était déjà averti il n’a pas appliqué la règle pour encore une fois protéger Guingamp. Tous ces faits se produisent alors que le score est de 1-1. Avec un arbitrage plus neutre, on peut remettre en question le score final de 2-1 pour Guingamp. Guingamp à 10 avec un pénalty pour le FCN juste après l’égalisation guingampaise, cela commencerait franchement à sentir mauvais pour les costarmoricains. Finalement, le scénario des 30 dernières minutes du match a totalement été conditionné par l’arbitre central. Aussitôt devant au score, les guingampais ont arrêté de jouer de manière illicite. Ils gagnaient du temps à la moindre occasion. Ils tombaient par terre constamment. L’arbitre sifflait faute sur faute contre le FC Nantes alors que la plupart étaient imaginaires. Le temps additionnel de 4 minutes n’a servi à rien car les guingampais l’ont pourri en grande partie. Ce qui est frappant c’est qu’à 0-1 ou 1-1, nous ne voyions aucun nantais jouer l’antijeu, gagner du temps, simuler des fautes. Voilà le fléau de ce football. Les équipes naïves comme le FC Nantes sont punies par leur côté « fair-play » et par leur volonté de jouer au football sans tricher. Et les arbitres sont mal formés et n’appliquent pas les règles du football, ils permettent aux tricheurs d’imposer un nouveau style de football incompatible avec la mentalité du FC Nantes.

Ce match était donc A PRIORI perdu d’avance d’un point de vue tactique. Mais A POSTERIORI il y a de quoi être frustré car la défaite est loin d’être méritée et logique au vu du contenu du match. Le FCN a plutôt été solide et même s’il était absent offensivement il a, à la régulière, retenu les assauts de guingampais maladroits et pas vraiment joueurs. Guingamp a marqué 2 buts, l’un par un joueur qui n’aurait peut être jamais dû rentrer sur le terrain et un autre, amené par ce même joueur, entaché d’un hors-jeu sur l’action qui amène au corner. Cela aurait été moins frustrant de perdre 2-1 ou 3-1 avec des buts marqués par une équipe joueuse qui n’a pas besoin de coups de pouce des arbitres pour s’en sortir. Il ne faut pas se voiler la face, les dernières victoires guingampaises se sont dessinées en fin de match et sur des coups de pied arrêté, pas sur du beau jeu. Et quand Guingamp est arbitré de manière neutre cela finit par une contre performance, comme contre Châteauroux où ils en ont pris 3 (24ème journée).

Tout comme Arles, Guingamp aura donc « volé » des points au FC Nantes à l’aller et au retour. Le match aller ressemblait déjà étrangement à ce match retour. Gakpé avait ouvert la marque dès la 2ème minute et le FC Nantes avait arrêté de jouer. Pendant la 1ère mi-temps tout le monde s’accordait à dire que Guingamp était mené mais que cela ne reflétait pas les 45 premières minutes. Mais la domination guingampaise restait encore une fois stérile. Le tournant du match s’était produit au retour des vestiaires. A la 48ème minute, Djordjevic s’échappait sur une longue balle et était rattrapé irrégulièrement par un guingampais en position de dernier défenseur (pour l’anecdote). M. Falcone ne sifflait pas de faute. Djordjevic et d’autres joueurs contestèrent la décision. En vain. L’action se poursuivit. En duel avec Cissokho, Giresse s’écroula et l’arbitre cette fois-ci siffla faute. Images à l’appui, Cissokho ne touche pas Giresse qui l’avouera même au joueur sur le coup. Sur son compte Twitter, Cissokho confirmera tout cela juste après le match. Et sur le coup franc « imaginaire », Yatabaré avait égalisé. Score final 1-1. Pour le supporter classique cela s’appelle un score logique au vue des actions guingampaises et du recul des nantais mais pour le supporter qui n’accepte pas que les arbitres faussent autant les matchs, cela s’appelle du vol. Revenir au score de cette manière est honteux. Guingamp aurait dû être à 10 et ce coup franc n’aurait jamais dû être sifflé. La copie conforme du match retour. 

C’est le genre de match qui constitue un tournant dans la saison car il divise tout le monde et remet en cause des choses qui ne devraient pas l’être. En effet, depuis samedi, nous lisons partout une « révolte » de la part de certains supporters nantais en manque de jeu à la nantaise qui contestent les choix de l’entraîneur et l’entraîneur lui-même. Certains commencent même à dire qu’ils préféraient Chauvin car avec lui le beau jeu était de retour. Ces supporters ont pourtant été les premiers à le critiquer quand il était incapable de faire gagner le club à l’extérieur et quand le club a fini 9ème au terme de la saison 2011-2012, ils étaient les premiers à ne plus soutenir le coach.

Depuis samedi, les choix tactiques de Der Zakarian sont remis en question. Tactique trop défensive. Peu de jeu. Ces arguments seraient recevables si le FCN était dernier du classement à l’extérieur et en très mauvaise posture pour la montée. Or ce n’est pas le cas. Avec une tactique très défensive et peu créatrice, le FCN est 2ème du classement général et du classement à l’extérieur. Et avec cette composition défensive le FCN était bien parti pour battre un concurrent direct à la montée si l’arbitrage n’avait pas mis son grain de sable dans l’engrenage.

Il serait temps de lister les raisons des échecs et de les classer par ordre d’importance. Le FCN donne peut être le bâton pour se faire battre avec sa tactique frileuse mais qui donne le bâton aux adversaires dans la majorité des cas ? Les hommes en noir.

Il serait également temps de se mettre à jour au niveau du football actuel qui fait gagner en France. Surtout en Ligue 2. Beaucoup trop de supporters nantais sont gourmands. Ils veulent du beau jeu ET la montée. Mais ce sont 2 choses qui ne vont plus très bien ensemble au fur et à mesure que ce football évolue vers un foot 100% business. Monaco est leader et les raisons n’ont rien à voir avec le beau jeu. Caen est au rendez-vous car ils ont appris beaucoup à l’étage supérieur et ils ont gagné en efficacité et réalisme. Guingamp est sur le podium mais a surtout fait la différence grâce à l’envie. Leur beau jeu donne du plaisir aux supporters qui les regardent mais ce n’est pas pour autant cela qui fait la différence et qui rapporte des points. De même en Ligue 1 les équipes qui s’en sortent le mieux et qui sont régulièrement en tête du championnat sont celles qui maîtrisent le mieux les coups de pied arrêté. Les phases arrêtées étant très rarement associées au « beau jeu ».

Chauvin avait redonné un souffle nouveau au jeu nantais mais le club avait fini à la fin de la saison dans le ventre mou. Il a été appelé pour s’occuper de Brest et vu les résultats des brestois, il est difficile de dire que le beau jeu permet à tous les coups de s’en sortir. Il a déjà été menacé d’être licencié.

Der Zakarian avec son style permet au FCN d’être sur le podium et toujours dans le coup pour la montée même si c’est serré et que le club peut aussi bien finir 2ème que 6ème. Les supporters veulent retrouver l’élite et veulent de la stabilité. Ce n’est pas en changeant la moitié du 11 de départ et en licenciant le coach que nous attendrons les objectifs. Laissons le club redresser la barre seul en interne et nous, supporters, continuons de soutenir le staff en place et de dénoncer les choses extérieures au club qui le détruisent. La corruption de la FIFA et la médiocrité de l’arbitrage français couleront bien davantage le club que la tactique frileuse de Der Zakarian, qu’on se le dise.

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24ème journée de L2 : Nantes 1-1 Arles (arbitrage)

Publié le 14 Février 2013 par

Cet article est complémentaire de ceuxs qui ont été rédigés pour résumer ce match. Les auteurs classiques s'occupent de la performance globale de l'équipe. Ils sont rôdés. Tant mieux pour eux et leurs lecteurs habituels.

Cet article sert encore une fois à montrer l'importance des décisions arbitrales dans un match de football. Les joueurs auront beau s'impliquer et mouiller le maillot, cela reste inutile si les hommes en noir ne sont pas "dans le coup".

Comme l'a rappelé Olivier Quint pendant le match contre Arles en tant que consultant sur FBLO (France Bleu Loire Océan), cela faisait longtemps que le FCN n'avait pas connu un arbitrage calamiteux. Il a raison. Même si nous n'avons sûrement pas la même référence en matière de dernier match du FCN entaché d'un arbitrage calamiteux. Le dernier match était contre son ancien club de coeur, Sedan lors de la 19ème journée le 23 décembre 2012 (voir article correspondant). Le FCN a donc eu le droit à 4 journées de répis. Un petit miracle ces dernière années.

Voici un condensé de ce qui s'est passé contre Arles :

  • Antijeu permanent des joueurs arlésiens : mauvaise ambiance. L’arbitre qui tombe régulièrement dans le panneau. Coups de sifflet intempestifs pour des fautes inexistantes. Les esprits s’échauffent (2 échauffourées).
  • En 1ère mi temps : Djordjevic à la lutte avec un défenseur arlésien sur une longue balle. Le défenseur s’aide de la main pour s’en sortir. Pas de faute, pas de carton jaune/rouge (si occasion de but dangereuse derrière).
  • Au milieu de terrain, action anodine impliquant Deaux qui essaye de récupérer un ballon en tendant la jambe. Deaux ne touche pas le joueur arlésien mais ce dernier simule un tacle appuyé. L’arbitre tombe dans le panneau. Enervement de Deaux.
  • Cantini au sol, continue de jouer un ballon d’une manière très illicite qui aurait dû valoir un coup de sifflet de l’arbitre. Il en profite pour faire de l’antijeu et faire des petites fautes sur Touré qui s’énerve. Une fois le ballon libéré, Touré qui se trouve au-dessus de Cantini à terre s’éloigne en commençant par s’essuyer les crampons par énervement puis se retient dans son geste. Il touche (et n'écrase pas) la cuisse de Cantini qui une fois de plus simule un meurtre. L’arbitre sanctionne ce mauvais geste. On ne peut pas défendre Touré pour cela. Carton jaune mérité. Par contre il aurait pu sanctionner Cantini l’expert en antijeu (au match aller c’est lui qui retire le ballon de la main devant Pancrate tel un volleyeur, pas pris par la patrouille). Toujours les mêmes qui restent impunis.
  • Coup franc pour le FCN : joué sur le côté droit, Cissokho centre, Aristeguieta marque mais le but est annulé pour une position de hors-jeu de Djordjevic. Il fait action de jeu c’est normal de siffler. Sauf qu’il n’y avait pas hors-jeu (voir photo).

Ce qui est choquant dans cette action c’est qu’il est très difficile à vitesse réelle de voir le hors-jeu. On voit même qu’avec cette capture d'écran prise lors d’un ralenti cela reste très difficile à trancher du premier coup. Cela n’a pas empêché l’arbitre assistant de lever son drapeau IMMEDIATEMENT ! Ce hors-jeu était évident seulement pour lui. Si le FCN jouait avec le maillot du PSG ou de l’OL, cette action aurait eu une fin plus heureuse. 2-1 à la 56ème minute. Un autre matc

  • Temps additionnel de la seconde période : 2 minutes. Il y a eu 4 changements. 2 échauffourées. Les arlésiens ont rapidement joué la montre. Un scandale ! Pendant ce temps l’OM à domicile contre Nancy avait le droit à 5 minutes de temps en plus pour égaliser. Barton avait été expulsé mais était sorti sans broncher (= pas de perte de temps). Lors de la même journée, Angers a bénéficié de 5 minutes supplémentaires à domicile contre Lens pour renverser le score de 1-2 à 3-2. On appelle cela l’arbitrage « maison ». Pour le FCN cet arbitrage est un mythe.

La conclusion principale sur ce match est donc: arbitrage défavorable au FC Nantes. Impossible de parler de 2 points de perdus. On ne le saura jamais. Les 30 dernières minutes de ce match (= le tiers du temps !) sont faussées. Avec l'arbitrage vidéo, il y aurait eu 2-1 à la 56ème minute. Un autre match commence. Arles a fini avec ZERO attaquant. Pas certain que le coach fasse ce choix ultra défensif en perdant 2-1. Arles aurait eu besoin de se découvrir et de s'exposer aux contres nantais dangereux (exemples contre Tours et au Mans lors des deux dernières journées). L'arbitrage de M. Ben El hadj était parfait pour amener ce coup d'arrêt.

Bonus : sur Telenantes lors de l'émission fous de foot du 17 janvier 2013, réactions diverses concernant l'action du but refusé :

- "le doute doit profiter à l'attaquant" (Simon Reungoat, Hit West).

- "les 3 arbitres étaient à la rue [...] particulièrement mauvais tout le match [...] l'arbitre assistant a levé son drapeau très rapidement" (Olivier Quint, consultant FBLO).

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