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Analyses Footballistiques

La Bretagne vue par les FC Naoned anonymous

Publié le 28 Septembre 2013 par TEAM FCN ANONYMOUS

Salut les nantais, salut à tous les gens liés à la Loire-Atlantique,

D’origine, adoptif, de cœur,

Vous,

Qui vous baladez parfois dans les rues de Nantes, Saint-Nazaire, Ancenis, Chateaubriand, sur les bords de Loire ou les plages de l’Océan Atlantique,

Qui, lors des embouteillages sur la route des vacances, observez parfois des gwenn ha du sur les plaques d’immatriculation 44, des tags BZH=44 sur les murs,

Qui entendez régulièrement : alors la Loire-Atlantique c’est la Bretagne ou pas ?

On va répondre à cette question mais avant cela, on va vous expliquer pourquoi des supporters du FCN s’intéressent à ce sujet.

Le football représente une manière d’exporter sa culture, son identité.

Parler de derbys de l’Ouest contre Rennes, c’est un non-sens, à la limite c’est contre Bordeaux (et encore vu la distance…) mais le terme de derby de l’Atlantique est bien plus joli.

Contre Rennes, c’est un derby breton, tout comme contre Lorient et Guingamp cette saison.

Les tifos organisés montrent souvent une belle image de la Bretagne et il ne faut pas qu’une désinformation vous fasse croire qu’on peut créer ce genre de liens avec Laval ou La Roche sur Yon.

Nous n’avons rien contre ces villes, mais ce sont des histoires différentes.

La Vendée a une histoire riche, autant que certaines régions entières.

Certains vendéens sont même surpris lorsqu’on leur dit qu’ils font partie de la même région que Le Mans…

 

Revenons à nos moutons.

 

Historiquement, le traité signé à Angers rattache Nantes et Rennes à la Bretagne en 851. Nominoë, considéré comme le père de la Bretagne, en est à l’origine.

Qu’il y avait-il avant ? Avant il y avait un pays en formation, regroupant plusieurs peuples qui avaient des relations les uns avec les autres.

Au début du millénaire, on peut parler des Vénètes à Vannes (célèbres pour leur combat contre Jules César) notamment et à Nantes, on connaissait les Namnètes.

Il y a eu ensuite l’arrivée des bretons chassés de leur territoire par les anglo-saxons environ au Vème siècle, qui ont cohabité avec les autochtones.

On ne peut pas dire que ce fut le calme plat, ça s’est un peu (beaucoup) tapé dessus mais pas assez clairement pour distinguer l’émergence d’une nation.

Ensuite arrive Nominoë (800-851), qui a permis d’organiser un peuple breton et surtout d’obtenir la reconnaissance des francs, à travers la déclaration de Charles le Chauve.

Il ne faut pas être idyllique, ce n’est pas avec des arguments mais avec des armes qu’il a obtenu cela.

Il a ensuite permis de bonnes relations avec les francs, faisant de Nantes une place essentielle de la Bretagne, que certains considèrent comme la capitale mais le terme de capitale peut être discuté pour l’époque, ouverte sur le Royaume des francs.

Après Nominoë, la Bretagne a tantôt été indépendante, tantôt un duché franc mais ses frontières étaient claires. Autant Nominoë avait des ambitions de conquêtes de l’Anjou et du Maine, autant ses successeurs ont davantage lutter pour conserver une autorité sur l’ensemble de la Bretagne.

Les bretons avaient (ont ?) un « certain esprit d’indépendance » et ils n’ont pas attendu le renfort des francs pour se défendre contre les Normands ou être arbitre dans le conflit (perpétuel ?) entre les anglais et les francs.

Un autre exemple : en Bretagne, les évêchés se transmettaient de père en fils ( !) malgré les recommandations de l’Eglise et ce, environ jusqu’au XIIème siècle.

Cet esprit d’indépendance ne plaisait pas aux francs qui ont montré que leur puissance militaire et économique ne pouvait pas laisser imaginer aux bretons de leur faire de la « concurrence » et le traité d’Union des couronnes des francs et des bretons intervient en 1532… qui finalement, au fil des années, s’est révélé être une annexion pure et simple.

Cette Histoire nous passionne mais nous allons être obligés de résumer et faire abstraction de beaucoup d’événements très intéressants pour s’attarder seulement sur un personnage historique et sur la dislocation de la Bretagne.

Vous vous en doutez surement déjà, le personnage historique qui nous intéresse n’est autre que la duchesse Anne de Bretagne, née à Nantes, au château des ducs, le 25 janvier 1477, dernière duchesse de Bretagne, qui a œuvré pour la Bretagne et qui a été également reine de France.

Elle avait pour devise celle de la Bretagne : « Kentoc'h mervel eget bezañ saotret » ou en français : « Plutôt la mort que la souillure ».

Sans entrer dans les détails de ses actions, il faut souligner que c’est certainement aujourd’hui le personnage le plus emblématique de la Bretagne, dont le nom est maintenant quasiment un atout commercial, si vous vous promenez en Bretagne (Brasserie de la duchesse, marque de bière,…).

A Nantes, il existe une statut à son effigie devant le château des Ducs.

Elle est un élément clef de la préservation des intérêts bretons dans les années les plus difficiles avec les francs. Elle décède à 25 ans, le 9 janvier 1514.

Quand est-ce que la Bretagne a été séparée ?

La naissance de la Bretagne en tant que nation est généralement situé en 845 et les frontières avec Nantes et Rennes situées vers 851.

La Bretagne était composée de neuf « Bro », pays traditionnels, à Nantes on parle du Bro Naoned, et de nos jours de B5, Bretagne à cinq départements.

Le décret du 30 juin 1941, établi sous l’autorité du Maréchal Pétain, pendant la période de Vichy, est à l’origine de la séparation.

Les historiens ne s’accordent pas sur tout cependant : certains affirment qu’il s’agissait d’une situation temporaire et que les limites de la Bretagne devaient redevenir ce qu’elles étaient en tant de paix.

Une chose est sûre : le découpage de Vichy est celui que nous connaissons à l’heure actuelle.

L’Histoire est le meilleur argument pour les détracteurs de la réunification qui ont généralement pour seuls arguments :

1- « Il ne faut pas vivre dans le passé ! », ce à quoi on va répondre, sans passé rien n’existe : le drapeau français est un héritage, la marseillaise en est un autre et ces gens-là n’envisagent pas de mettre tout ça aux oubliettes.

Il faut penser de la même manière pour la Bretagne.

2- « Nantes n’est pas en Bretagne si vous regardez une carte » (sous-entendu une carte administrative).

La vache, on a regardé, vérifié et ils ont raison : Nantes n’est pas en Bretagne ! Le Pays Basque n’existe pas en plus ! Bixente Lizarazu, tu n’es qu’un menteur, tu ne peux pas être basque, ça n’existe pas ! Blague à part, prenez une carte (sous-entendu judiciaire) et vous verrez que Nantes est en Bretagne… tout dépend de la carte… Vous pouvez aussi regardez un peu les noms de villages… Ecoutez ceux de Loire-Atlantique, y en a quelques uns qui sonnent bien breton.

En cadeau, un autre argument : le Gwenn ha Du (drapeau breton, « le noir et blanc » en français) est constitué de neuf bandes : quatre blanches représentent quatre Bro de la Haute-Bretagne et cinq noires représentant les Bro de la Basse-Bretagne (dont le Bro Naoned). On y trouve également des hermines… qu’on retrouve sur l’emblème du FCN et sur le drapeau de la ville de Nantes.

Nous savons qu’il s’agit d’un débat épineux, où les gens sont parfois peu informés mais donnent leur avis quand même… Après toutes ces informations, on attend votre avis à vous !

Kenavo les Aminonymous.

 

La Bretagne vue par les FC Naoned anonymous
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