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Analyses Footballistiques

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Explication du sursis à la suite d'un carton rouge : le cas de Djilobodji

Publié le 31 Octobre 2013 par TEAM FCN ANONYMOUS dans Suspension

Suite à la réunion de la commission de discipline de la LFP du mercredi 30 octobre 2013, il a été décidé que Djilobodji serait sanctionné de 2 matchs (dont 1 avec sursis).

Dans ce type de sanction le mot « sursis » signifie qu’il ne doit pas prendre de carton JAUNE pendant les 10 prochains matchs qui relèvent d’une compétition de la LFP. S’il prend ce carton jaune durant cette période, cela déclenche une suspension d’un match, une fois que la commission de discipline se sera de nouveau réunie (mercredi ou jeudi).

S’il prend un carton jaune à la journée J, il sera suspendu à la journée J + 2, les sanctions étant prononcées le mercredi ou le jeudi et actives le mardi suivant à minuit.


Un exemple concret : le cas du joueur Djilobodji

Le défenseur sénégalais a purgé son match de suspension contre Lorient (la coupe de la Ligue étant une compétition de la LFP). Il peut reprendre la compétition "Ligue 1" contre Montpellier (J12).

 

  • S’il prend un carton jaune contre Montpellier il pourra jouer le match suivant J + 1 contre Bordeaux (J13). En effet la commission se réunira en semaine et la suspension valable à partir du mardi suivant. Puisque le FCN joue Bordeaux le dimanche, le sénégalais est donc disponible. Il manquera donc le match en J + 2 contre Monaco (J14).

 

  • S’il ne prend pas de carton jaune contre Montpellier mais qu’il en prend un contre Bordeaux alors il sera suspendu pour Guingamp (J15).


Etc etc....

Cette épée de Damoclès sera présente au dessus de lui pendant 10 matchs à compter de la J11 contre Montpellier. Si on prend en compte le match des 8èmes de finale de coupe de la ligue qui aura lieu en décembre, le FCN étant qualifié Djilobodji est donc menacé de suspension jusqu’à la 20ème journée de Ligue 1 (FCN-Lorient).

Cette définition du sursis est donc très importante. Surtout quand un joueur tient une position « à risque » sur le terrain. Djilobodji avait déjà pris 2 cartons jaunes depuis le début de la saison (matchs contre Rennes J8 et Ajaccio J10). On le voit mal tenir 10 matchs sans être sanctionné, surtout vu le niveau de compétence de certains hommes en noir. Certains arbitres vont davantage le surveiller et lui réserver un traitement spécifique. Du classique. M. Bien l’a fait l’an dernier lors du match Angers 2-0 FCN où Djilobodji avait déjà vu rouge (encore une sanction injuste, merci au grand comédien El-Jadeyahoui).

Inconsciemment le sénégalais va peut être de son côté mettre le frein à main dans ses interventions. Surtout au vu du calendrier bien plus relevé en novembre et décembre (beaucoup d’affiches) de la période hivernale qui ne réussit pas souvent au FCN.

Le club se retrouve donc avec un joueur menacé jusqu’à la mi-janvier pour un carton rouge, fruit de 2 cartons jaunes dont le 1er est plus qu’injuste. C’est une situation très difficile à accepter. Surtout quand on se remémore la façon dont le joueur a accepté la décision au moment de l'expulsion. Il est sorti tel un gentleman, pas un mot, pas de geste d’humeur. Ce qu’on aimerait voir à chaque fois.

Si Djilobodji est sanctionné si sévèrement, cela signifie que dans son rapport d'après-match M. Castro n’aurait pas tenu compte de ce comportement exemplaire. Cela signifie que M. Castro ne se serait à aucun moment remis en cause à la suite de son arbitrage catastrophique. Il aurait plutôt fait le contraire : charger le joueur.

Mercredi, la commission de discipline de la LFP a examiné ce rapport. Et les faits ? Pas sûr. Elle ne semble pas vraiment avoir revu les scènes qui impliquent le joueur sénégalais. Si elle les a bien vus cela ne lui est pas passé par la tête de revenir sur le rapport et aborder les circonstances atténuantes (1er carton jaune injuste, expulsion du joueur sans remue-ménage malgré le contexte houleux). Voilà donc les gros problèmes de l’arbitrage : des arbitres qui ne font pas de mea culpa et une commission qui pourrait rectifier leurs erreurs à froid mais qui ne le fait pratiquement jamais.

 

Un début de solution : les excuses

On demande au monde du football d'accepter les erreurs d’arbitrage en rappelant régulièrement que les arbitres sont avant tout des êtres humains. Et bien si ce sont des êtres humains ils savent bien s’excuser, non ? Cela éviterait bien des polémiques d'entendre quelques mots de leur part qui vont dans ce sens. On arrêterait de focaliser tous les maux du football sur cette profession et on pourrait vraiment s'attarder sur d'autres sujets comme la mentalité de beaucoup de joueurs qui profitent des failles du système pour égratigner ce sport.

Ainsi les excuses d'un arbitre ne changeront certainement pas le score final mais cela permettrait de renouer un dialogue rompu depuis trop longtemps entre eux et les joueurs, et surtout entre eux et les supporters.

Explication du sursis à la suite d'un carton rouge : le cas de Djilobodji
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